Alors que les débats politiques et le traitement médiatique renvoient souvent l’image d’un rejet massif et généralisé des énergies renouvelables, la réalité vécue lors des concertations est bien différente. Entre une majorité silencieuse globalement favorable et des citoyens animés par des interrogations très concrètes sur leur quotidien, décryptage d’un décalage saisissant au cœur des enjeux de concertation et de filières.

Un mythe médiatique, démenti par les chiffres
À écouter le bruit de fond médiatique, le déploiement de l’éolien ou du solaire s’apparenterait à un affrontement permanent avec les territoires. Pourtant, les enquêtes d’opinion à grande échelle révèlent une réalité diamétralement opposée : 8 Français sur 10 (79 %) se déclarent favorables au développement des énergies renouvelables, et ils sont même 36 % à souhaiter qu’il se fasse de manière prioritaire et urgente. La part de citoyens fermement opposés au développement des EnR ne dépasse pas 3 % à l’échelle nationale. De plus, 61 % des Français estiment que leur propre région devrait se montrer encore plus ambitieuse sur le sujet. Comme le souligne la filière, l’idée d’un rejet populaire massif relève davantage d’un récit déformé que d’un fait mesuré sur le terrain.

Cette dynamique se confirme sur le terrain même des projets. Lors de la consultation citoyenne menée par Quelia pour un projet éolien en Bourgogne, malgré la présence d’associations d’opposants très mobilisées, la proportion d’habitants défavorables s’est établie entre 26 % et 29 % dans les communes du périmètre immédiat. Ce constat rejoint les études nationales de référence (ADEME / Harris Interactive), qui évaluent l’opposition réelle à l’éolien autour de 29 %. La très grande majorité de la population forme ainsi une majorité silencieuse, bienveillante ou pragmatique, qui ne s’exprime pas spontanément et ne s’oppose pas.

En permanence publique, du pragmatisme plutôt que de l’idéologie
Lorsque la porte d’une permanence publique s’ouvre, les riverains ne viennent pas réciter des slogans politiques ou des arguments dogmatiques. Ils viennent chercher des réponses claires à des questions très pratiques sur leur cadre de vie :
– « À quelle distance exacte de ma maison les installations se trouveront-elles ? »
– « Quels seront les impacts visuels, sonores ou paysagers réels depuis mon jardin ? »
– « Comment le chantier sera-t-il organisé et par où passeront les engins ? »
Loin du rejet de principe, les habitants s’intéressent prioritairement aux retombées concrètes pour leur foyer et leur collectivité. Les données montrent d’ailleurs que les leviers qui renforcent le plus l’adhésion locale sont la possibilité de bénéficier d’un tarif préférentiel sur l’électricité (63 %), l’augmentation des recettes fiscales communales pour financer les services publics locaux (54 %) et l’accès à des aides pour la rénovation énergétique (48 %). Les citoyens perçoivent avant tout l’utilité des EnR sous l’angle de la réduction de la dépendance énergétique de la France, de la protection du climat et de la création d’emplois ruraux.

La concertation : un pont entre inquiétudes légitimes et réalité des enjeux énergétiques
L’enjeu d’une démarche de concertation consiste donc à s’adresser à cette majorité de riverains qui ont besoin de réassurance et d’informations fiables. L’opposition idéologique y est marginale.
En apportant des réponses scientifiques, en mesurant objectivement les perceptions (acoustiques, visuelles) et en expliquant la redistribution de la valeur locale, un tiers garant comme Quelia permet d’apaiser les débats et de concerter sur la base de faits, souvent à rebours des idées reçues. Une fois débarrassé de la surenchère médiatique, le dialogue territorial apporte sa sérénité et bénéficie au vivre ensemble, si cher aux élu-e-s.

Le saviez-vous ?

79 % des Français sont favorables aux projets d’énergies renouvelables dans leur région : 

https://www.france-renouvelables.fr/actualite/enquete-8-francais-sur-10-sont-favorables-au-developpement-des-energies-renouvelables-sur-leur-territoire/